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Vers 1840, arrivait dans notre région un nommé Renner, officier français, plus précisément alsacien, venant habiter tout près de la ferme de Rabis, dans un mazot. Il avait emporté dans ses bagages un instrument de cuivre à deux pistons. Il essaya dès son arrivée d'intéresser les jeunes gens de Chalais à la musique. Ce n’est qu’en 1845 qu’il réussit à amener dans son sillage Joseph-Marie Perruchoud, né en 1830, ainsi que quatre de ses camarades, soit Daniel Perruchoud, Etienne Perruchoud, Basile Martin et Salamin; ainsi la société était fondée grâce à l’appui de Renner.  Durant leur service les quatre jeunes hommes firent partie de la Batt. 62, formée par les hommes de Chalais et St-Léonard. Joseph-Marie Perruchoud arriva au grade de brigadier-trompette à l’âge de 22 ans. C’est dans sa tenue d’officier que l’artiste peintre de St-Léonard, Joseph Brouchoud immortalisa Joseph-Marie Perruchoud, qui fonctionna comme directeur de l’Avenir jusqu’en 1880. Durant toute cette période, ce brigadier-trompette talentueux dispensa ses connaissances musicales dans tout le Valais central. On le retrouve à l’origine de plusieurs fanfares comme celles de Granges, Grône, Montana, Nendaz, St-Léonard et Vissoie. 
En avril 1900 la première bannière flotta devant vingt « souffleurs » qui trois ans plus tard défilèrent avec, en leurs rangs, le premier tambourin de la Fédération. En 1920, pour le 75ème anniversaire de la société, le peintre renommé Edouard Valette offrit une toile de leur premier directeur, Joseph-Marie Perruchoud. Ce portrait était une « copie améliorée » du tableau de Brouchoud. Une année plus tard, la commune offrit à la société le terrain des « Bochyre » afin que la fanfare puisse y bâtir son local de répétitions. A cette époque, elle comptait 78 membres qui payaient une cotisation de 2 francs par mois. Sous la baguette d’Alfred Rudaz, qui dirigea la société avec beaucoup de bonheur de 1902 à 1940, la fanfare marqua la vie religieuse et civile de toute une collectivité. 
La société célébra avec faste son premier siècle d’existence au début juin 1945. Un spectacle en 5 tableaux fut présenté à cette occasion sur une musique de Jean Daetwyler. En 1962, pour la 5ème fois de son histoire, la société organisa le festival et inaugura son premier costume. Pour son 125ème anniversaire, la société est honorée de la participation de douze sociétés soeurs et du chanteur Henris. Mais la fête à peine finie, déjà l’on songe au nouveau drapeau, dessiné par Serge Albasini, et que l’on bénira en 1975.
Le festival de 1979 permettra aux musiciens de se parer d’un nouveau costume. En 1986, la société inaugure son local complètement rénové et accueille, pour la première fois en ses murs, l’Amicale du Rawyl, qu’elle a intégré quatre ans plutôt. Cette fête a été à nouveau célébrée sur sol chalaisard en 1991, 1996, 2001.
En 1995, la société de musique l’Avenir de Chalais est la 3ème fanfare valaisanne à fêter son 150ème anniversaire et inaugure ses nouveaux costumes. La comédie musicale « les Misérables » rebaptisée pour l’occasion « Il y a 150 ans » est montée avec la participation de toutes les sociétés locales. Un an plus tard, en 1996, la société organise encore le 98ème Festival des musiques de Sierre et de Loèche ainsi que l’Amicale du Rawyl. En 2001, Maxy Perruchoud signe la maquette du nouveau drapeau. 
Le 21 novembre 1998, toutes les chaînes suisses de télévisions présentent en direct la finale de Swiss Music Parade depuis Willisau. L’Avenir de Chalais est sacrée reine, le triomphe est total. Le goût de la musique et du spectacle coule dans les veines des sociétés locales qui se lancent dans « La belle Hélène » puis « Carmen », toujours sous la baquette du maestro Richard Métrailler. En 2004, ce dernier cède son pupitre à Jean-Marc Barras. En 2008 la baguette retourne à un Chalaisard : Christian Perruchoud. Un nouveau chapitre est ouvert pour la société et le mot avenir se lit dans les yeux de la jeunesse qui compose l’essentiel des musiciennes et musiciens.
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