NOTRE HISTOIRE
Un patrimoine musical en héritage
Notre histoire commence en 1840, lorsqu’un jeune officier alsacien, Renner, s’installe au domaine de Rabyr avec une trompette à deux pistons. Désireux de transmettre son art, il propose des cours aux jeunes de Chalais ; cinq d’entre eux relèvent le défi : Joseph-Marie Perruchoud, Daniel et Étienne Perruchoud, Basile Martin et un jeune Salamin dont le prénom s’est perdu.
De cette initiative simple est née une aventure musicale qui se poursuit encore aujourd’hui, portée par la passion, la transmission et l’engagement collectif.


1845
La naissance de la société de musique
Après des mois d’apprentissages sous la direction du jeune officier Renner, les cinq musiciens finissent par maîtriser les bases nécessaires pour se produire en public.
Le 16 octobre 1845, lors de la fête patronale en l’honneur de Saint Gall, la fanfare défile et accompagne la procession religieuse avant d’animer la sortie de l’église. Sur l’ancien cimetière, elle donne son premier véritable concert, composé de marches militaires. Malgré les sarcasmes et les moqueries que ce tout premier concert suscita parmi certains, la Société de musique était née. Et si les applaudissements furent timides, la modestie de ces débuts n’enlève rien à l’importance de ce jour : toutes les manifestations futures de la commune, civiles, religieuses et festives, compteront désormais sur la fanfare.
1850
La fanfare s’enracine dans la vie du village
Au printemps, Renner quitte la région. Joseph-Marie Perruchoud, trompettiste, reprend alors la direction et l’assumera durant trois décennies. En âge de servir, les cinq musiciens sont incorporés à la fanfare de la Batterie 62, qui regroupe les appelés de Chalais et de Saint-Léonard.
En 1852, Joseph-Marie Perruchoud, âgé de 22 ans, suit un cours de perfectionnement organisé par l’armée à Thoune et revient avec le grade de brigadier-trompette. Il parcourt alors bourgs en villages du canton pour enseigner l’art musical. Les sociétés de musique de Granges, Grône, Montana, Nendaz et Saint-Léonard, doivent leur origine aux qualités d’enseignement du Brigadier Perruchoud.
Le 20 octobre de la même année, la fanfare anime la fête marquant l’arrivée de deux nouvelles cloches pour l’église de Vercorin. En 1858, elle participe à la consécration de la nouvelle église de la paroisse de Chalais, à la suite de sa séparation d’avec Chippis devenue paroisse autonome deux ans plus tôt.

Toile représentant Joseph-Marie Perruchoud, « copie améliorée » du tableau original de Brouchoud par Édouard Vallet

1868
L’arrivée du chemin de fer en ville de Sierre
En 1860, Félix Albasini, âgé de 14 ans et baryton, rejoint les cinq musiciens des débuts. Il restera membre de la société jusqu’en 1924, devenant l’une de ses figures les plus marquantes.
L’été 1868 voit l’entrée du premier train en gare de Sierre. La fanfare de Chalais est invitée pour fêter cette journée de grande ampleur.
Lors des fêtes patronales de Chalais et de Vercorin, ainsi qu’à l’occasion de la Saint-Joseph, de Pâques et de la Fête-Dieu, les musiciens, endimanchés, prenaient leurs instruments fraîchement astiqués pour animer les célébrations. La Fête-Dieu se tenait traditionnellement à Vercorin, car c’est là que se trouvaient alors domiciliées les populations nomades des trois villages.
1889
Premiers engagements cantonaux
En 1889, la Fédération des musiques du Valais central voit le jour. Le premier festival est organisé à Saint-Léonard et rassemble quatre fanfares et 70 musiciens : Saint-Léonard, Bramois, Granges et Chalais. Les neuf musiciens chalaisards sont alors dirigés par Auguste Perruchoud, frère de Joseph-Marie. Il dirigera la société pendant plus de 10 ans.
Si l’année 1891 fut une année de vaches maigres pour la société, celle qui la suivit marqua tristement l’histoire de notre village. Dans la nuit du dimanche au lundi 11 avril de l’année 1892, un grand incendie ravagea la majeure partie du village.
En 1894, malgré les épreuves, Chalais est la seule fanfare du district à participer à la Fête cantonale des musiques à Brigue.

Village incendié au lendemain du sinistre – 1892

Alfred Rudaz
Directeur de la société de 1902 à 1940

Les acteurs lors du défilé pour le jeu scènique joué à Chalais par les membres de la société de musique – Mai 1908
1900
Un drapeau, des victoires… puis l’ombre de 1914
Au tournant de 1900, la Société franchit un cap : forte d’une vingtaine de musiciens et de 78 membres soutenants, elle arbore son tout premier drapeau, financé grâce à une tombola devenue tradition annuelle. En 1902, Candide Albasini passe le relais à Alfred Rudaz, caporal-trompette, qui dirigera la fanfare durant 45 ans, marquant profondément son évolution.
Les prestations publiques se succèdent et marquent les esprits : à la Fête des musiques du Centre en 1903, la fanfare intrigue par la présence d’un tambourin de 13 ans, Hermann Perruchoud. Cinq ans plus tard, elle défile fièrement à la Fête cantonale de Monthey avec 36 couvre-chefs identiques, avant de remporter un vif succès scénique avec la représentation théâtrale “La Légion Thébaine” en 1908, montée en plein air près de l’église de Chalais.
La vie de la Société reflète alors celle d’un village insouciant et heureux, rythmé par les concerts et les fêtes…
Mais cette insouciance s’interrompt brutalement en août 1914 : le tocsin sonne la mobilisation générale. Le pays est en alerte et la Grande Guerre bouleverse les familles et les activités de la commune. En 1918, alors que l’Europe sort affaiblie du conflit, une nouvelle épreuve frappe : la grippe espagnole. L’épidémie décime la population locale, y compris les rangs de la fanfare, qui accompagne douloureusement plusieurs funérailles. Les souvenirs des survivants évoquent une période sombre marquée par la perte, la peur et l’incertitude.
1919
Un souffle d’après-guerre
Au 21 mai 1919, la Société recense 54 membres actifs. Début d’été de l’année 1920, elle organise un grand défilé et des animations avec les autres sociétés communales, afin de financer des médailles souvenir destinées aux soldats mobilisés pendant la guerre. Pour son 75ᵉ anniversaire, elle reçoit un cadeau du peintre Édouard Vallet, en séjour régulier à Vercorin : une toile représentant Joseph-Marie Perruchoud, « copie améliorée » du tableau original de Brouchoud.
L’élan se confirme l’année suivante : 43 musiciens participent à la Fête cantonale de Martigny et, en avril 1921, le Conseil communal cède à la Société un terrain au lieu-dit Bochyre pour la construction d’un local de répétition. Ce geste, salué avec gratitude illustre l’attachement de la population à « la cause sacrée de la musique ». Quelques mois plus tard, les premiers statuts sont adoptés à l’unanimité par 78 membres, fixant la cotisation annuelle à 24 francs.
La dynamique se poursuit : organisation du Festival de musique de la fédération des musiques du valais Central le 6 mai 1923, bénédiction d’un nouveau drapeau en 1925 avec la Société l’Espérance comme marraine, puis adhésion à l’Association cantonale des musiques en 1926. En 1927, pour la première fois, la fanfare rend hommage à ses défunts au cimetière lors de la Toussaint, une tradition appelée à durer encore aujourd’hui. Enfin, en 1929, la Société présente un spectacle pour renflouer une caisse momentanément déficitaire, alors que L’Avenir compte désormais 172 sociétaires.

La fanfare de Chalais en 1919

Le local de musique de Chalais – Année 1923

Fête Cantonale à Sierre – 1935

Félix Albasini
Président de la société de 1871 à 1924
Président d’honneur dès 1924
1939
Une marche qui deviendra l’hymne cantonal
En 1930, la Société projette l’achat d’une parcelle à l’est du local, encouragée par le directeur Alfred Rudaz, convaincu de l’importance de penser aux générations futures. En 1935, la fanfare se distingue au Festival de Salquenen avec Les Noces de Figaro, puis à la Fête cantonale des musiques à Sierre. L’année suivante, un agrandissement du local est étudié et une parcelle de vigne est reconstituée à Noës.
Le 7 mai 1939, la Société organise le 44ᵉ Festival et le 50ᵉ anniversaire de la Fédération des musiques du Valais central qui regroupait alors 18 sociétés et 900 musiciens. L’Avenir commande au compositeur Jean Daetwyler une marche, d’abord intitulée Marche du cinquantenaire de la Fédération des musiques du Valais central. Le titre, jugé trop long, est finalement remplacé par Marignan, en hommage à l’engagement des Valaisans dans la célèbre bataille aux côtés des Confédérés. Cette pièce deviendra officiellement l’hymneValaisan en 2016. Le lendemain, la fanfare parcourt Chalais puis Réchy en musique. En tête du cortège, une pancarte porte ces mots simples : « Merci à la population », témoignage éloquent de la reconnaissance de L’Avenir envers son village..
En avril 1937, Chalais perd l’une de ses grandes figures : Félix Albasini, 91 ans, président visionnaire et âme de la fanfare durant 35 ans. Le village entier l’accompagne, tandis que cinquante musiciens jouent Les Dernières Pensées de Beethoven autour de sa tombe, ultime salut à celui qui avait tant donné à sa commune et à sa jeunesse. Le deuil frappe à nouveau en 1940 avec la disparition d’Alfred Rudaz, directeur pendant 45 ans. Malgré la maladie qui l’affaiblissait depuis plusieurs années, il avait poursuivi son engagement sans relâche, formant des générations de musiciens et marquant profondément l’identité de la Société. Son frère Séraphin Rudaz reprend la direction, mais la tragédie s’alourdit encore : en octobre 1941, il s’éteint à son tour, à seulement 55 ans, après une longue maladie. Martial Zuber reprend alors la direction.
1945
Le centenaire de la Société
L’éclatement de la Seconde Guerre mondiale met fin à l’insouciance. Bien que la Suisse soit épargnée par les combats, la mobilisation militaire répétée prive les fanfares de nombreux musiciens, perturbant le rythme des répétitions et des sorties. Les festivals sont constamment reportés, souvent réduits à une unique journée de rassemblement. En 1942, l’adoption de nouveaux statuts marque une étape structurelle importante : ils prévoient la nomination d’une commission musicale, d’un archiviste et de deux réviseurs des comptes.
En juin 1945, la Société célèbre son centenaire. Pour l’occasion, Aloys Theytaz écrit un spectacle en cinq tableaux, interprétés par les Compagnons des arts de Sierre sur une musique composée par Jean Daetwyler. L’événement marque durablement les esprits. L’année suivante, en 1946, L’Avenir est invitée par la fanfare La Sirène à Genève, où elle défile et donne un concert au Jardin anglais.

La Fanfare de Chalais lors des fêtes du centenaire – 1945

La Fanfare de Chalais lors de l’inauguration des costumes – 1962
1962
L’ère des premiers costumes
L’année 1962 constitue un tournant majeur avec l’organisation du 62ᵉ Festival des districts de Sierre et Loèche et l’inauguration des premiers costumes de la Société. À cette occasion, une décision importante est prise : les instruments, jusque-là achetés par les musiciens eux-mêmes, seront désormais fournis par la société. Le spectacle du centenaire est repris sous la direction d’Anselme Zuber, et le morceau d’ensemble Salut à Chalais est composé pour l’événement par Cécil Rudaz.
En 1964, L’Avenir anime l’inauguration de la nouvelle église de Vercorin, avant de poursuivre ses activités lors de la Fête des Vieilles Cibles à Sierre en 1967 et lors d’une journée d’échanges culturels et folkloriques à Megève en 1969.
1970
Le 125e anniversaire
En 1970, la Société célèbre son 125ᵉ anniversaire en présence de douze sociétés sœurs et du chanteur Henri Dès. Les festivités s’étendent sur trois jours : le 11 septembre, une soirée villageoise avec les sociétés locales ; le 12 septembre, un concert à Réchy suivi d’une soirée de gala animée par le célèbre chanteur de Lausanne Henri Dès et son camarade Edmond Antille ; puis le 13 septembre, un cortège avec les sociétés locales et les ensembles invités, avant un grand banquet sous la tente. L’année suivante, en 1975, elle fête son 130ᵉ anniversaire en inaugurant son troisième drapeau, dessiné par Serge Albasini, béni lors du Festival des musiques du Centre qu’elle organise.
En 1977, la Société met sur pied son premier camp musical : les jeunes musiciens passent quelques jours en montagne, guidés et encadrés par les membres adultes.
Les 18, 19 et 20 mai 1979, la société de musique de Chalais a la joie d’organiser le 79ᵉ Festival des musiques de Sierre et Loèche et inaugure par la même occasion son nouvel uniforme.

La Fanfare de Chalais lors de son 125ème anniversaire – 1970

Bénédiction du nouveau drapeau – 1975
Marraine : Fernande Métrailler – Parrain : René Chevey


Défilé – 1983
1981
L’Avenir intègre l’Amicale du Rawyl
En 1981, John Devanthéry succède à Charlot Voide, alors directeur depuis 1971. En 1982 l’Avenir intègre l’Amicale du Rawyl, regroupant les fanfares l’Ancienne Cécilia de Chermignon, la Rose des Alpes de Savièse, l’Écho du Rawyl d’Ayent et l’Écho des Alpes de Vissoie. Cette adhésion renforce les liens musicaux et amicaux entre les ensembles de la région et ouvre une nouvelle dynamique d’échanges et de rencontres.
En 1986, profitant de la venue en avril pour la première fois des fanfares de l’Amicale du Rawyl, la Société entreprend la rénovation complète de son local.
Les travaux sont achevés à temps pour l’inauguration, célébrée lors de la fête du 27 avril 1986, jour de la 23e Amicale des fanfares du Rawyl.
1990
Un concert de Noël inoubliable
La décennie s’ouvre en 1990 avec un moment musical fort : un concert de Noël à l’église, organisé sous l’impulsion de Gérard Métrailler et donné pour la première fois en collaboration avec l’Espérance et la Chanson de Vercorin. Au programme figurent plusieurs œuvres de Haendel, dont le célèbre Alléluia, interprétées avec émotion et solennité. La collecte de la soirée est intégralement consacrée à la restauration de l’église. En 1991, alors nouveau directeur directeur de la société, M. Richard Métrailler, n’a pas hésité à inviter une jeune et talentueuse pianiste, Corinne Métrailler, de Bramois, étudiante en classe professionnelle au Conservatoire de Sion afin d’interpréter avec la fanfare la célèbre Rhapsodie in Blue de George Gershwin. Un pari audacieux, que le public saura apprécier à sa juste valeur.

L’avenir de Chalais – 1994

Il y a 150 ans – 1995

La Belle Hélène – 1997

Carmen – 2003
1995
150ans et l’ère des comédies musicales
En 1995, l’Avenir devient la troisième fanfare valaisanne à célébrer ses 150 ans d’existence après l’Harmonie de Monthey, fondée en 1798 et la Gemmi de Leukerbad en 1816. Pour l’occasion, de nouveaux costumes sont inaugurés et une comédie musicale inspirée des Misérables est présentée sous le titre Il y a 150 ans, réunissant avec enthousiasme toutes les sociétés locales. L’élan se prolonge en 1996 avec l’organisation du 98ᵉ Festival des musiques des districts de Sierre et de Loèche, ainsi qu’une nouvelle édition de l’Amicale du Rawyl.
Le 21 novembre 1998 : toutes les chaînes de télévision suisses retransmettent en direct la finale de la Swiss Music Parade depuis Willisau. La société remporte brillamment le concours. Le show musical prévoyait l’interprétation d’une marche, d’une oeuvre avec soliste et d’une oeuvre libre de choix ainsi qu’un portrait filmé sur la région de Chalais. Au retour des musiciens à Chalais, tout le village s’était donné rendez-vous pour accueillir ses héros, une haie d’honneur les attendait à l’entrée de la salle de gymnastique de Chalais.
Portée par cette dynamique, la Société poursuit sa lancée avec les opéras comiques La Belle Hélène puis Carmen, sous la baguette du maestro Richard Métrailler. En 1999, l’Avenir anime la partie récréative de l’assemblée générale de la Raiffeisen Chalais et interprètent en deuxième partie le spectacle musical qui lui permis d’obtenir le titre de vainqueur du «Swiss Music Parade 1998».
2000
Un siècle nouveau, une voix nouvelle
En 2001, la fanfare, devenue une véritable harmonie, s’offre un nouveau drapeau. Imaginé par Maxy Perruchoud et réalisé avec finesse par Francine Dubuis à Savièse. L’Avenir doit ce drapeau d’exception à sa marraine et à son parrain, Nelly et Fritz Altherr, soutiens indéfectibles de la devise des musiciens de Chalais : « Plus faire que dire pour parvenir. » Le nouvel étendard exprime toute la force et la sérénité des instruments de cuivre, piliers traditionnels de la fanfare. Mais entre ces cuivres viennent se glisser flûtes et saxophones, témoins de l’évolution musicale et de l’esprit d’harmonie qui se déploie désormais à Chalais. Au centre, une note unique : simple, pure, essentielle, comme un rappel que la société de musique naît souvent de la simplicité.
Cinq ans après le succès de Carmen, en 2008, la Société Edelweiss Loisirs, la Chanson de Vercorin, l’Espérance de Chalais et l’Avenir de Chalais unissent à nouveau leurs forces. 130 artistes montent sur scène pour un opérabouffe de Jacques Offenbach. Le spectacle est mené tambour battant par Olivier Albasini à la mise en scène et Richard Métrailler, à la direction artistique.

Le 4ème drapeau de l’Avenir

l’Avenir de Chalais – 2009

Inauguration des nouveaux costumes – 2013

116ème Festival FMSL à Crans-Montana
De gauche à droite : Eric Rudaz (Porte-Drapeau), Fritz et Nelly Altherr (Parrain et Marraine du drapeau), Romain Vergères (Directeur), Jérôme Pellissier (Président)
2010
Des fanfares, du fœhn, de la pluie et du soleil
Fin 2010, séduit par la qualité de son concert de fin d’année, le virtuose international Paul Falentin, invite l’ensemble à l’accompagner lors d’un programme dédié aux airs de la fin du XIXᵉ siècle. La Société répond naturellement présente et partage la scène avec l’artiste pour un moment musical d’une rare intensité.
En 2013, sous la présidence de Jérôme Pellissier, L’Avenir organise un double événement d’envergure : la 50ᵉ Amicale du Rawyl et le 113ᵉ Festival des musiques des districts de Sierre et de Loèche. Le morceau d’ensemble composé pour l’occasion par Vincent Métrailler, Terre de Fœhn, porte un nom presque prophétique : alors que les 17 fanfares réunies s’apprêtent à l’interpréter, la pluie cesse et le soleil revient comme par miracle, permettant le second défilé tant attendu. Dans leur nouveau costume bleu estival, les 45 musiciens de Chalais, dirigés par Christian Perruchoud, ouvrent le cortège entre Réchy et Chalais, acclamés par des milliers de spectateurs.
L’Avenir de Chalais est invitée à participer en 2015, aux côtés de quinze autres sociétés portant le même nom, à la première Fête romande des “Avenir”, organisée par L’Avenir de Fully dans le cadre de la 36ᵉ Amicale des fanfares du district de Martigny.
En 2017, la Société de musique est profondément touchée par la disparition de son directeur d’honneur, Richard Métrailler. À la tête de L’Avenir de 1990 à 2004, il a joué un rôle déterminant dans son évolution, transformant la fanfare en véritable orchestre d’harmonie et élevant durablement son niveau artistique. Son départ laissera une empreinte profonde dans la mémoire des musiciens.
2020
Une nouvelle ère
En 2020, L’Avenir célèbre ses 175 ans et confie pour la première fois sa direction à une femme, Stéphanie Jaquier. Pour marquer cet anniversaire, la Société présente le spectacle itinérant Tzali Opus 3 «Souviens-toi de l’Avenir», produit par Le Chant des Lieux. Dans les ruelles de Chalais, le public est entraîné dans un voyage fabuleux et mythologique, où sons, récit poétique et déambulation se mêlent pour remonter le fil du temps. Le village devient alors le théâtre vivant d’une expérience immersive, rendue possible grâce à une innovation technique entièrement dédiée au son.
La pandémie mondiale entraîne le report de la 57ᵉ Amicale du Rawyl, finalement accueillie en 2022 dans un esprit de retrouvailles. L’Avenir relève un nouveau défi en participant à l’édition 2024 de la fête Cantonale à Crans-Montana. Sous la direction de Stéphanie Jaquier. Avec 90 points pour le morceau de choix et 94 points pour l’imposé, L’Avenir décroche la 1ʳᵉ place du concours de musique concertante en 2ᵉ catégorie. Une victoire qui récompense des mois de travail et redonne confiance et fierté à toute la Société.

175ans de l’Avenir, Tzali Opus 3 – 2020

Défilé à la fête Cantonale à Crans-Montana – 2024
Celles et ceux qui ont fait l’Avenir
Au fil des années, l’Avenir de Chalais s’est construite grâce à des membres passionnés, engagés et profondément attachés à la société.
Présidents, directeurs et membres de comités se sont succédé, chacun apportant son énergie, ses idées et son temps pour faire vivre la musique, transmettre des valeurs et faire grandir l’Avenir.
Derrière chaque visage se cache un morceau de notre histoire collective : des répétitions, des concerts, des moments de doute et de fierté, mais surtout une volonté commune de faire perdurer l’Avenir, génération après génération.
PRESIDENCE
DIRECTION
Dans les archives de l’Avenir
L’Avenir a régulièrement été mise à l’honneur dans la presse locale.
Nous avons rassemblé ici quelques articles qui témoignent de ces moments de vie et de musique.








































