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Basson

Le basson est un instrument à vent à anche double, de perce conique, faisant partie de la famille des bois. Basse de la famille du hautbois, il est formé d’un long tuyau en érable d’environ trois mètres replié sur lui-même, que l’instrumentiste tient sur le côté droit, pavillon orienté vers le haut. Les deux branches sont reliées entre elles par une culasse en forme de U très serré. L’anche double est fixée au bout d’un court tuyau de cuivre appelé bocal. Peu homogène, la sonorité du basson est mordante dans le grave et étouffée dans l’aigu.

Depuis les premiers bassons la facture de l’instrument s’est enrichie d’un grand nombre de clefs permettant un jeu plus aisé. Au XIXe siècle, le facteur allemand Wilhelm Heckel a apporté à l’instrument d’importantes modifications, donnant au basson allemand un jeu et un son sensiblement différents de ceux de l’instrument français. Les deux types de basson coexistent encore aujourd’hui, mais c’est le « fagott » ou basson allemand qui rencontre le plus de succès auprès des instrumentistes et qui a la préférence des chefs d’orchestre. En effet le fagott possède un nombre de clés plus important et donc des doigtés plus faciles. Le basson français, encore enseigné dans les conservatoires, tend donc à disparaître comme le hautbois allemand qui n’est plus joué aujourd’hui.

Présentation

Classique

Classique

Les cours de basson sont donnés dans le cadre du conservatoire cantonal.

Saxophone

Le saxophone est un instrument de musique à vent appartenant à la catégorie des bois. Il a été breveté en 1846 par Adolphe Sax, en Belgique. L’instrument est composé de trois parties soudées ou collées réalisées en laiton : le corps conique, la culasse et le pavillon. Les clefs, au nombre de 19 à 22 selon les membres de la famille, commandent l’ouverture et la fermeture des trous latéraux percés sur le corps. L’extrémité haute du corps est prolongée horizontalement par un bocal démontable qui porte le bec (en ébonite ou en métal), équipé d’une anche simple attachée avec une ligature.

Le son du saxophone est produit similairement à la ca clarinette à l’aide d’un bec et d’une anche en roseau et non pas à l’aide d’une embouchure métallique comme pour les cuivres. C’est la vibration de l’anche sur la facette du bec qui permettra l’émission du son par mise en vibration de la colonne d’air contenue dans le corps de l’instrument.

Bien que métallique, le saxophone appartient donc à la famille des bois (à cause de sa source de vibrations, l’anche) même s’il est parfois par abus de langage considéré comme faisant partie de l’ensemble des cuivres (où la vibration est produite par les lèvres dans une embouchure), notamment en jazz. De plus, il tend à se rapprocher de la sonorité des cordes, ce qui en fait le chaînon manquant unissant cordes, bois, cuivres et même percussions grâce aux sons slappés.

Le saxophone s’accorde avec les autres instruments en faisant légèrement varier l’enfoncement du bec sur le bocal. Il présente parfois des ressemblances avec la clarinette (notamment le saxophone soprano), dont il diffère cependant par sa perce conique au lieu d’être cylindrique.

Classique

Jazz

Musique de chambre

Flûte traversière

La flûte traversière compte parmi les plus anciens instruments de l’humanité mais seuls ont été conservés les instruments faits d’un matériau qui a pu résister au temps: pierre, os, argile. La flûte traversière cylindrique est au Moyen Age d’un usage courant parmi les joueurs d’instruments. On la trouve aussi bien dans les cours que dans les cercles de la bourgeoisie citadine, elle est souvent combinée au tambourin. Alors que la famille des flûtes à bec s’est développée jusqu’à 8 instruments de tailles différentes, on ne connaît que peu de formes variées parmi les flûtes traversières (deux ou trois).

Ce n’est qu’au début du XVIIIe siècle que la flûte traversière se voit assigner une fonction propre et rapidement très importante. Une perce inversement conique (auparavant cylindrique), la division du tuyau en trois parties (tête, corps et patte) sont les caractéristiques essentielles du nouveau type de flûte qui se répand à Paris à partir de 1650 environ.

En 1847 Théobald Boehm construisit une flûte cylindrique, qu’il pourvut d’un ingénieux système de clefs facilitant la vélocité des doigtés. L’embouchure, autrefois ronde, voire ovale, prit alors une forme légèrement rectangulaire aux angles arrondis. Boehm utilisa d’abord l’argent, puis le bois, enfin le bois associé à une tête métallique. Peu à peu, la flûte de Boehm évinça la flûte baroque et les autres types qui avaient succédé à cette dernière. De nos jours, la flûte Boehm est assurément l’un des instruments préférés des musiciens. Si sa facture en a été perfectionnée, elle repose néanmoins toujours sur les principes de Boehm. Son perfectionnement à entraîné également un son et des nuances d’articulation plus raffinés. Aux attaques traditionnelles (coups de langue simple, double et triple) se sont ajoutés progressivement le « Flatterzunge » et d’autres effets de bruitage. Plus récemment, sons harmoniques et glissandi ont été introduits dans la musique moderne pour flûte et y joue un rôle important.

Le tuyau de la flûte traversière moderne est bouché à son extrémité supérieure par du bois ou du liège. Une ouverture latérale pratiquée sur le tuyau sert a produire le son. L’instrumentiste émet un filet d’air, de forme proportionnée au pincement plus ou moins énergique de ses lèvres, qui peut être dirigé sous des angles d’attaque différents sur l’arête de l’embouchure. Le son produit à ce niveau met en vibration la colonne d’air du tuyau de la flûte. La fréquence de ces vibrations dépend de la longueur du tuyau. Cette longueur peut être modifiée par la disposition, la taille et la forme des trous, ainsi que par leur ouverture et fermeture au moyen d’un complexe système de clés. La pression et la rapidité du souffle influent sur la hauteur du son et sur le timbre.

Clarinette

Instrument de musique de la famille des bois à anche simple, elle a été créée vers 1700 par Johann Christoph Denner (1665-1707) à Nuremberg sur la base d’un instrument à anche simple plus ancien : le « chalumeau ». La clarinette en Sib (bémol) en est le modèle le plus commun. La clarinette est à perce cylindrique, ce qui la distingue du hautbois et du saxophone, tous deux à perce conique. Son timbre, chaud dans le registre grave, peut s’avérer extrêmement brillant voire agressif dans l’aigu.

De tous les instruments à vent, elle est celui qui possède la plus grande étendue (ou tessiture) avec 3 octaves plus une sixte mineure soit 45 notes en tout. Elle se décline en une famille d’instruments depuis la clarinette basse jusqu’à la clarinette sopranino, couvrant ainsi toute l’étendue d’un orchestre symphonique. Excepté les percussions, la clarinette est l’instrument qui possède la plus grande famille.

La clarinette Sib est à l’harmonie ce qu’est le violon à l’orchestre symphonique. Pour une harmonie de 50 musiciens, on compte idéalement 10 à 12 clarinettes réparties sur trois voix. Ce registre est souvent situé à gauche du chef d’orchestre, c’est-à-dire à la même place que les violons de l’orchestre symphonique. La clarinette basse est souvent également présente dans les orchestres d’harmonie. Un bocal et un pavillon replié vers le haut lui donnent un faux air de saxophone, mais sa sonorité grave et chaleureuse l’en distingue clairement.

La clarinette est l’un des instruments les plus polyvalents grâce à sa tessiture étendue et à sa sonorité très malléable. On la trouve d’ailleurs tant en musique classique que dans le jazz ou les musiques ethniques telles que le klezmer, les musiques bretonnes ou des balkans.

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Hautbois

Instrument à vent de la famille des bois, à perce conique et à anche double, le hautbois est un instrument en Do. Les instruments à anche double construits pour produire des sons puissants et aigüs, étaient à l’origine des instruments d’extérieur. Populaires, ils servaient à faire danser le peuple. Connu sous ses dimensions actuelles vers le 15e siècle (avec seulement quelques clés) le hautbois avait sa place dans les musiques militaires et royales. Il avait pour mission de doubler les trompettes. La facture instrumentale s’améliorant, le son devenant plus doux et cohérent, le hautbois put cohabiter avec les différents instruments de l’orchestre symphonique. Le hautbois a de nos jours une place très importante, sous tous ses aspects. Traditionnel, baroque et également « moderne ». Présent dans l’orchestre lyrique ou symphonique, instrument chanteur par excellence, son répertoire de soliste ne cesse de s’accroître ainsi que sa place dans la musique de chambre.

La famille des hautbois compte plusieurs autres instruments. Instrument sonnant une tierce mineure plus bas que le hautbois ordinaire, le hautbois d’amour n’a été créé qu’aux environs de 1720. Avec son bocal légèrement recourbé et son pavillon en forme de poire, il ressemble, en plus petit, au cor anglais. Cette forme existait déjà au XVIIe siècle, puisqu’à cette époque on la rencontre sur le hautbois ténor. Bach l’a fréquemment utilisé et, de nos jours, Richard Strauss l’a introduit dans sa Sinfonia domestica et Ravel dans le célèbre Boléro.

Le cor anglais en fa, que l’on appelait aussi au XVIIIe siècle « hautbois de chasse » est un hautbois alto en fa, qui sonne une quinte en dessous du hautbois ordinaire ou une tierce majeure plus bas que le hautbois d’amour. Au début, son pavillon était quelquefois évasé mais on ne tarda pas à le construire seulement avec un pavillon piriforme (en forme de poire). Vers 1760, afin d’en faciliter le maniement, on en courba le tube et dès lors on l’appela non plus hautbois de chasse mais bien « cor anglais ». Les opinions diffèrent quant à l’utilisation de ce nom curieux. Comme cet instrument se présente parfois, non avec un tube courbé , mais avec un tube cassé en angle, certains croient qu’à l’origine cet instrument était désigné sous le nom de « cor anglé » et que c’est par déformation qu’il aurait été appelé ensuite « cor anglais ». D’autres cherchent ailleurs car pour eux les tenants de cette explication ne justifient pas le mot « cor ». Le nom de cor anglais serait dû à la ressemblance de l’instrument avec un cor de chasse utilisé à cette époque en Angleterre. Quoi qu’il en soit, le cor anglais est aujourd’hui redevenu un tube droit de «perce» conique comme le hautbois, dont il se distingue par son corps plus long et plus gros, son pavillon renflé en forme de bulbe et son embouchure (ou bocal) légèrement recourbée. Ceci lui permet d’être joué relativement facilement par tout hautboiste.

Enfin le hautbois baryton, dont le son fondamental est à l’octave inférieure du hautbois, est construit en 1889 par Lorée, facteur parisien. Il est de pavillon piriforme comme d’ailleurs celui du hautbois d’amour et sa haute taille exige l’emploi d’un bocal en forme de « S ». Cet instrument est relativement rare, mais il apparait de plus en plus souvent dans les ensembles de hautbois.

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